Lieux culturels du Crous

Bourgogne-Franche-Comté

Comme tous les lieux de spectacle en France, nous sommes dans l’obligation de mettre en suspend notre activité au sein de nos 3 lieux : le Théâtre Mansart à Dijon, Le Petit Théâtre de la Bouloie et Le Café International à Besançon.
Aucune représentation n’aura lieu au cours de ce mois de Novembre, et nous ne savons pas encore quand nous pourrons annoncer notre réouverture au public. Sachez cependant que nous accueillons toujours les artistes en résidence à huis clos, et que chacun continue de créer et de travailler. Toute l’équipe du Service Culturel du CROUS Bourgogne-Franche Comté va continuer à imaginer les jours où les spectateurs pourront de nouveau se nourrir d’Art et de spectacles, et où les artistes retrouveront leur public.
À bientôt

Réunion de rentrée Pratique théâtrale

Théâtre
Mansart

Dijon

94, boulevard Mansart 21000

Mercredi 25 septembre 2019 → 18h30

Infos & réservations

Théâtre Universitaire de Dijon
tudijon@gmail.com
T. 03.80.38.22.23
Le Théâtre Universitaire est soutenu par la Ville de Dijon, le Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté, le Crous Bourgogne-Franche-Comté, le Théâtre Mansart – Service Culturel du Crous BFC, l’Université de Bourgogne et le Conseil Départemental de Côte d’Or.

Crédit photo : © Cyril Duc

Réunion de rentrée Pratique théâtrale

En partenariat avec le Théâtre Universitaire de Dijon

2 heures

Ce temps fort est l’occasion de découvrir les différents projets de créations théâtrales proposés par le Théâtre Universitaire de Dijon (T.U.D) et le Théâtre Mansart à Dijon.

 

LES CRÉATIONS

 

  • B.U.I.P.E.P.
    Mené par Sébastien Foutoyet

As-tu idée de ce que c’est? J’ai entendu dire que c’était dangereux!
Tu penses que c’est dangereux? Tu es dangereux? On dit qu’ils sont fous? Qu’ils veulent mettre de la poésie dans le quotidien des gens? Qu’ils sont entre 12 et 15. Qu’ils sont comme toi et moi. Qu’ils agissent où et quand
ça leur chante? En ville, en campagne, à l’aube, au zénith et sous la neige. Qu’il pleuve, qu’il vente, en pleine canicule, Ils inventent, ils agissent.
Pourquoi tu ne dis rien? Tu en fais partie?
Tu en es un membre actif?
Tu…? Tu…? aaaaaaaaaaaaH!
B.U.I.P.E.P. Marque déposée.
B.U.I.P.E.P. (Brigade universitaire d’interventions poétiques en espace public)

En pratique:
Les mardis soirs de 19h à 21h30 (hors vacances scolaires).

 

  • FORGET-ME-NOT
    Jeu-vidéo-comédie-musicale Mené par Pierre Yanelli

Si tu joues à Forget-Me-Not sur ton ordinateur ou ton téléphone, tu es un petit cube blanc circulant dans les couloirs d’un labyrinthe incessant, mangeant les fleurs de myosotis et fuyant les monstres-fruits afin de ne pas mourir.

Voici comme un résumé de gameplay, les thèmes essentiels de l’œuvre à construire: être ou ne pas être cube, ne pas oublier quoi, vivre le labyrinthe et puis mourir inlassablement. L’objectif de l’atelier sera d’écrire cette partition pop en mettant du beau dans le kitch et du médiocre dans le sublime. Pour le comédien, il s’agira de chanter, de danser, de donner corps à ce personnage-mangeur-de-myosotis tout en cherchant intensément le divinement insignifiant. Alors, le jeu-vidéo devient une réalité dérisoire grave et légère sous l’effet combiné du futile et du pathétique dont le héros serait une sorte de Sisyphe à tête-de-cube.
Popistentiel, non?

En pratique:
Les mercredis soirs de 19h à 22h (hors vacances scolaires)
+ périodes de résidence en weekend et vacances scolaires.

 

  • L’OPERA DE QUAT’SOUS
    D’après Bertolt Brecht
    Mené par Thibault Pasquier et Laurent Robert

L’Opéra de Quat’Sous est une des pièces les plus symboliques du travail du dramaturge allemand: symbolique déjà par son immense succès (création en 1928 à Berlin; version française en 1931; version cinématogra- phique en 1931; jouée 10000 fois en cinq ans et traduite en dix huit langues), par le retentissement qu’elle a sur un pan de la culture musical («la complainte de Mackie» qui devient un standard de Jazz sous la plume de Louis Arms- trong), et par le travail scénique que Brecht emploie pour sa mise en scène.
Travailler sur «L’Opéra de Quat’Sous» c’est continuer à travailler autour des mythes qui constituent les codes de nos sociétés modernes occidentales et les faits historiques. Questionner nos valeurs prônées comme les plus importantes, remettre à l’étude notre système et nos façons de penser, parfois victimes d’une éducation à sens unique, n’empêche pas de se lancer dans des projets où le plaisir et une «frénésie» créatrice doivent être les bases. L’Opéra de Quat’Sous, pulsé par la musique de Kurt Weill, est ce genre de pièce où l’on touche à la «Passion Joyeuse» si chère à Spinoza: que le questionnement ne soit pas paralysant mais au contraire moteur inattendu de joie et d’un partage (qui nous semble) nécessaire avec le public.

En pratique:
1 weekend par mois entre octobre 2019 et mars 2020
+ période de résidence en mars 2020.

 

  • TRANSMISSION
    Petite histoire des objets des morts
    D’après l’œuvre de Sarah Freynet Mené par Frédérique Moreau de Bellaing & Émmanuelle Veïn

Transmission, petite histoire des objets des morts, ce sont des histoires d’héritage. Les héritiers sont là pour trier, garder, jeter leur héritage.
Et puis il y a le mort qui est là et puis il y a la fanfare. On y entend des bribes de conversations, de témoignages où les destins de chacun se heurtent à l’histoire d’une nation. Qu’est-ce qui se transmet de générations en générations? De quelles histoires, de quels silences, de quels déplacements de populations sommes-nous issus? Nous imaginons un travail choral, et puis de la musique qui l’accompagne et on danserait et peut-être même qu’on chanterait… Et, comme dans les enterrements, on pleurerait et aussi on rigolerait. On jouerait plusieurs rôles. «J’ai hérité d’un piano, un quart de queue. Il me suit dans tous mes déménagements. Je n’en joue jamais.»

En pratique:
Les lundis soirs de 19h à 22h (hors vacances scolaires).

 

LES LABOS

 

  • TU DIS QU’IL N’Y A PAS DE MOTS POUR DÉCRIRE CE TEMPS
    Mené par Furcy Leroy de La Brière & Olga Lescot

Ici, on ne résout rien. On reclaim. On tend les fils d’un mouvement écologique et féministe. En tailleur-cravate, hommes et femmes, clope au bec, pieds dans la terre, pot de fleur à la main, retracent son histoire. Celle de milliers de femmes qui un jour ont décidé de se lever et de crier: «stop à la déforestation!», «non au patriarcat!», «réinventons!»; «réapproprions-nous la nature et nos corps!». Ce projet, c’est le c(h)oeur de l’écoféminisme.
L’idée ici est de soutenir le récit par des moments décalés, la création d’une atmosphère sonore, des parenthèses poétiques et d’expression corporelle. Un espace d’humanité et d’espoir. «Comment en est-on arrivé là? Qu’est-ce qu’on peut faire et comment?» Un retour en arrière pour avancer aujourd’hui.

En pratique:
Les jeudis soirs de 19h à 22h (hors vacances scolaires).

 

  • CABARET
    Mené par Marion Éven

Temps de crise? Venez vous réchauffez auprès de la troupe du TUD. Emprunt des codes de la troupe de Madame Arthur, cabaret ouvert après guerre où travestis de tout genre se réunissent autour d’un piano pour chanter des chansons du répertoire français, ce labo entend créer sa propre troupe. Dans un esprit Queer, l’objectif sera de reprendre un certain répertoire et ainsi composer un cabaret festif et politique. Talons, paillettes et gambettes de tous poils exigés.

En pratique:
1 weekend au premier semestre et 2 périodes de résidence entre février et avril 2020.

 

  • MARATHON FRECHETTE
    Mené par Morgane Huguenin

72H de travail pour mettre en scène trois courts textes de Carole Fréchette: Sérial Killer, Entrefilet, et La place Vide – petite histoire de La Peau d’Elisa. Les textes seront distribués avant chaque marathon, les participants devront arriver textes sus. Nous aurons ensuite 24H par texte pour en créer une mise en scène. Dans Serial Killer, une femme enchaîne les ruptures sans pouvoir se l’expli- quer, et comme un tueur en série, assassine froidement l’amour qu’elle porte à ses amoureux. Dans Entrefilet, l’auteure se met en scène en conversation avec sa conscience et raconte l’écriture de sa pièce «Je pense à Yu». Elle y décrit ses doutes, ses peurs en tant qu’auteure, mais aussi l’histoire de Yu et de ses camarades, qui en 1989 ont jeté des œufs remplis de peinture sur le portait de Mao Place Tienanmen et ont été emprisonnés pendant 25 ans.

En 1996, Carole Fréchette reçoit une commande pour écrire une pièce sur la ville de Bruxelles. De là naît La Peau d’Élisa, L’histoire d’une femme dont la peau n’arrête pas de pousser et qui, pour stopper le processus, raconte sans relâche les histoires d’amour des autres. À la suite de cette pièce, l’auteure livre son carnet d’écriture et raconte comment, en 4 jours, elle a parcouru la ville et rencontré dix bruxellois.es qui ont accepté de lui livrer des souvenirs intimes et profonds sur leurs histoires d’amours.

En pratique:
1 semaine de travail par textes entre janvier et mars 2020.
Possibilité de participer à 1, 2 ou 3 marathons.
Représentation du triptyque en mars (date à définir).