Lieux culturels du Crous

Bourgogne-Franche-Comté

Comme tous les lieux de spectacle en France, nous sommes dans l’obligation de mettre en suspend notre activité au sein de nos 3 lieux : le Théâtre Mansart à Dijon, Le Petit Théâtre de la Bouloie et Le Café International à Besançon.
Aucune représentation n’aura lieu au cours de ce mois de Novembre, et nous ne savons pas encore quand nous pourrons annoncer notre réouverture au public. Sachez cependant que nous accueillons toujours les artistes en résidence à huis clos, et que chacun continue de créer et de travailler. Toute l’équipe du Service Culturel du CROUS Bourgogne-Franche Comté va continuer à imaginer les jours où les spectateurs pourront de nouveau se nourrir d’Art et de spectacles, et où les artistes retrouveront leur public.
À bientôt

Médée Kali

Théâtre
Mansart

Dijon

94, boulevard Mansart 21000

Mercredi 22 Janvier 2020 → 20h30

Infos & réservations

Théâtre Mansart
theatre-mansart@crous-bfc.fr
T. 03.80.63.00.00

Plus d'infos

Ume Théâtre

Spectacle créé en coproduction avec le festival Entre Cour et Jardin.
La compagnie Ume Théâtre est soutenue par la Ville de Dijon et le Conseil Départemental de Côte d’Or.

Crédit photo : © Thomas Journaut 

Médée Kali

Ume Théâtre

En Partenariat avec Le Théâtre Universitaire de Dijon
texte I Laurent Gaudé
mise en scène I Émilie Faucheux
avec I Émilie Faucheux
musique I actuellement avec Jean Waché à la contrebasse
précédemment avec Jean-François Pauvros (guitare électrique), Benoît Jayot (contrebasse),
Jean Waché (contrebasse), Matthieu Besset (basse), etc.
création lumière I Julien Barbazin

1 heure

« Viens je t’emmène, qui que tu sois je t’emmène au tombeau si tu ne trembles pas. »
Médée Kali, Laurent Gaudé

Comme une fable au goût d’éternité, Emilie Faucheux passe de mythe en mythe ; elle est Médée, Gorgone, Kali. Elle est l’amante, la mère, l’ogresse, la déesse. Médée, c’est l’étrangère qui se venge de l’abandon de son amant Jason en tuant leurs deux enfants. Gorgone est la célèbre Méduse qui transforme les hommes en pierre d’un simple regard. Et puis elle est aussi Kali, un mélange de ces deux personnages : la déesse hindoue de la destruction et du renouveau. Médée est tout cela à la fois.

Sur scène, elle porte un masque sanglant qui fait jaillir son regard inquiet et inquiétant. Ses mains aussi sont rouge sang, du sang de ses enfants qu’elle vient d’égorger. Mais la Médée de Laurent Gaudé est bien plus qu’une mère infanticide. Elle est née sur les bords du Gange, dans la caste des intouchables, elle danse une ronde sans fin, subjuguant la foule qui se presse pour la voir. Elle a traversé des mers et des déserts et revient sur les lieux de son crime pour reprendre les corps sans vie de ses enfants. Elle affronte l’Histoire, s’affranchit du mythe, s’affirme comme une femme qui, à travers son crime, défie le pouvoir, l’autorité.

Emilie Faucheux s’empare de ce texte avec sa voix, son regard, son corps tendu à l’extrême traversé de saillies poétiques. On est subjugué par ce jeu dépouillé sous tension permanente, ce monologue intérieur scandé par des éclats de contrebasse qui ajoutent une part de mystère et des bribes de vérité confessées. Sa voix semble sortir de ses entrailles, tantôt murmurée, tantôt caverneuse. Une partition puissante, sublimée par le jeu sans concession d’une actrice qui pratique son art avec exigence.