Lieux culturels du Crous

Bourgogne-Franche-Comté

Comme tous les lieux de spectacle en France, nous sommes dans l’obligation de mettre en suspend notre activité au sein de nos 3 lieux : le Théâtre Mansart à Dijon, Le Petit Théâtre de la Bouloie et Le Café International à Besançon.

Nos salles sont actuellement fermées au public, et nous ne savons pas encore quand nous pourrons annoncer notre réouverture. Sachez cependant que nous accueillons toujours les artistes en résidence à huis clos, et que chacun continue de créer et de travailler. Toute l’équipe du Service Culturel du CROUS Bourgogne-Franche Comté va continuer à imaginer les jours où les spectateurs pourront de nouveau se nourrir d’Art et de spectacles, et où les artistes retrouveront leur public.
À bientôt

Je me mets à rêver

Théâtre
Mansart

Dijon

94, boulevard Mansart 21000

Jeudi 7 novembre 2019 → 20h30

Infos & réservations

Théâtre Mansart
theatre-mansart@crous-bfc.fr
T. 03.80.63.00.00
Coproductions Cie les Écorchés avec l’aide de la Ville de Dijon et du Département de Côte d’Or.

Crédit photo : © Fabio Falzone

Je me mets à rêver

Compagnie Les Écorchés

En partenariat avec le Théâtre Universitaire de Dijon
un spectacle de  I  Julien Barbazin
musique & son  I  Antoine Lenoble
vidéo  I  Jean-Marie Carrel
lumière et scénographie  I  Douzenel
avec  I  Caroline Figuiera, Delphine Horviller, Benjamin Mba, Léa Hübner,
Julien Jobert, Jean Marie Carrel, Antoine Lenoble et Julien Barbazin

1 heure

Spectacle drôle, punk, interactif avec Guy Debord, les Blacks Blocs, Mohamed Rouabhi, Pasolini, Chatelet, Jean Genet, la Voisine, D’ et les Bisounours.

Avant toute chose, « Je me mets à rêver » à la volonté de mettre en scène la parole insurgée et dérangeante du fondateur de l’Internationale situationniste et auteur de la Société du spectacle, parole en tout point pertinente aujourd’hui.

Il y a urgence a connaître ou a réentendre, la virulence et le radicalisme de la pensée de Guy Debord qui résonne incroyablement avec notre contexte économique, social et politique actuel.

Ce choix nous ramène aussi, évidemment, à l’utilité du théâtre dans notre société. Comment ne pas penser aux interrogations de Peter Brook dans l’Espace vide : « Pourquoi le théâtre ? Dans quel but ? Le théâtre est-il un anachronisme, une survivance bizarre qui reste debout comme un vieux monument, une habitude surannée ? […] Le théâtre occupe-t-il une place réelle dans nos vies ? ». Eh bien à toutes ces questions, « Je me mets à rêver » veut être aussi une proposition de réponse.

« Avec Debord, nous comprenons que ce n’est absolument pas un hasard si le régime nazi fut le premier à diffuser à longueur de journées de la musique gratuitement dans les rues des grandes villes allemandes : il fallait que le bruit de la radio d’Etat sépare les individus entre eux, et les condamne à une solitude silencieuse. »