Lieux culturels du Crous

Bourgogne-Franche-Comté

Comme tous les lieux de spectacle en France, nous sommes dans l’obligation de mettre en suspend notre activité au sein de nos 3 lieux : le Théâtre Mansart à Dijon, Le Petit Théâtre de la Bouloie et Le Café International à Besançon.
Aucune représentation n’aura lieu au cours de ce mois de Novembre, et nous ne savons pas encore quand nous pourrons annoncer notre réouverture au public. Sachez cependant que nous accueillons toujours les artistes en résidence à huis clos, et que chacun continue de créer et de travailler. Toute l’équipe du Service Culturel du CROUS Bourgogne-Franche Comté va continuer à imaginer les jours où les spectateurs pourront de nouveau se nourrir d’Art et de spectacles, et où les artistes retrouveront leur public.
À bientôt

Burning (je ne mourus pas et pourtant nulle vie ne demeura)

Théâtre
Mansart

Dijon

94, boulevard Mansart 21000

Mercredi 20 novembre 2019 → 20h30

Infos & réservations

Théâtre Mansart
theatre-mansart@crous-bfc.fr
T. 03.80.63.00.00
Production L’Habeas Corpus Compagnie. Accompagnement à la diffusion MoDul, structure pour artistes (BE). Avec l’aide à la création du Ministère de la Culture de la Fédération Wallonie Bruxelles (Direction générale des Arts de la Scène, Service des Arts du Cirque). Avec le soutien de l’Espace Périphérique (Mairie de Paris - Parc de la Villette) (FR), de la compagnie FERIA MUSICA (BE), du Centre Culturel du Brabant Wallon (BE), de la Roseraie (BE), du Théâtre des Doms (FR), du Service Public Francophone Bruxellois (BE) et de la Promotion de Bruxelles à la Fédération Wallonie Bruxelles (BE). Accueil en Résidence La Roseraie (BE), l’Espace Catastrophe – Centre International de Création des Arts du Cirque (BE), le Centre Culturel du Brabant Wallon (BE), Latitude 50 - Pôle des Arts du Cirque et de la Rue (BE), La Vénerie – Centre Culturel de Watermael-Boitsfort (BE), Columban - Espace de Cultures (BE), l’Espace Périphérique (Mairie de Paris - Parc de la Villette) (FR) | Premières présentées dans le festival UP ! - Biennale Internationale de Cirque (Bruxelles/2018).

Crédit photo : © Hubert Amiel

Burning (je ne mourus pas et pourtant nulle vie ne demeura)

L’Habeas Corpus Compagnie

En Partenariat avec l’ABC et CirQ’ônflex
un spectacle de et par  I  Julien Fournier
texte en voix OFF écrit et interprété par  I  Laurence Vielle
création vidéo  I  Yannick Jacquet, création sonore  I  Raphaël Dodemont
création lumière  I  Arié Van Egmond, conception maquettes
et scénographie  I  Julien Fournier, construction scénographie  I  Atelier Rododb
régie lumière et vidéo  I  Emma Laroche
régie son  I  Raphaël Dodemont, Antoine Delagoutte, Brice Agnès
photos  I  Jeremy Javierre, photo et trailer  I  Hubert Amiel
diffusion  I  Fanny Mayné (MoDul)

55 minutes

«Aussi fort que simple. Intelligence et virtuosité font mieux que de longs discours.»
Christian Jade, RTBF

Objet scénique singulier, Burning (je ne mourus pas et pourtant nulle vie. ne demeura) est à la fois du cirque documentaire – performant et politique – et de la poésie chorégraphique. Ce spectacle mêle travail de corps, d’images, de voix pour témoigner de la manière insidieuse avec laquelle s’installe la souffrance au travail. Dans une forme atypique de cirque augmenté, le corps évolue en résonance avec les mots et prend le relais de ceux-ci quand ils ne peuvent plus dire. L’acte acrobatique se fond avec le langage vidéo et la scénographie devient partenaire de jeu. Sur scène, un homme, personnage anonyme, acrobate du quotidien interprété par le circassien Julien Fournier, se démène avec application pour garder l’équilibre dans un environnement instable. Enchaînant les tâches absurdes et répétitives, il tente de rester debout malgré les éléments mouvants: le sol se dérobe, les éléments glissent. En écho à la performance physique, la voix de la poétesse Laurence Vielle, qui a reçu le Prix de la Critique 2018 dans la catégorie «autrices / auteurs» pour les textes du spectacle, égrène les mots d’une lente combustion intérieure: essoufflements, rythmes sans répit, fragments de témoignages. La vidéo sculpte l’espace et sème les données: graphiques, pourcentages dépeignent un monde du rendement et de la surconsommation maladive, où l’Homme est devenu marchandise, où le sens est perdu.